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Arrivée à Atres Villa - combats de coqs

 

 

Aujourd'hui, nous avons un accompagnateur et j'ai l'impression que ma présence est mieux acceptée qu'à Lovina !

Au début, j'ai l'impression que les Balinais se "refilent" mutuellement les coqs !

En fait, ils tâtaient les différents coqs et les faisaient tourner...!

  pour évaluer la structure de l'animal (muscles, grandeur), en dehors de l'apparence (plumage) pour faire combattre 2 coqs similaires..

Les Balinais sont vraiment gentils et ils ne me disent pas que ce spectacle est interdit aux femmes ! Je ne suis déjà  pas grande mais là je me fais toute "petite"..

 

Les 2 coqs ont l'air d'avoir été choisis.

 

 

Une femme ne doit pas voir les couteaux qui sont mis à la patte des volatiles ! Cela porte "malheur"... je l'ai découvert plus tard, au cours de mes recherches.

Ce jour là, Ils m'ont juste un peu repoussée quand je me suis  approchée trop près, à ce moment là !

En ce qui concerne les couteaux, il y en a qui ont "la gagne". Les propriétaires des couteaux qui gagnent remportent la cuisse du coq.

Notre guide nous en a dit pas mal sur les combats de coqs mais comme j'étais intriguée j'ai cherché un peu plus.

Depuis 2005, il y a une loi qui interdit les combats de coqs, sauf au cours de certaines  festivités religieuses importantes, et  encore de manière très contrôlée.

Mais dans les montagnes, les Balinais les plus traditionnels résistent et il arrive souvent que l'on tombe sur un combat de coq "illicite", un grand nombre de motos garées au bord de la route en signale généralement la présence.

D'un côté,  les Balinais se passionnent pour les combats de coqs et de l'autre,  ils consacrent une grande partie de leur temps assis devant leur maison à cajoler leurs coqs.

 Autour et dans l'arène de combat, se joue beaucoup plus que de l'argent.

Le combat (tetadjen ou sabungan) se déroule dans une arène carrée d'environ cinquante pieds de coté, soit un peu plus de six mètres.

Un programme se compose de neuf ou dix matches (sehet).

Il n'y a pas d' "affiche", tous les matchs se déroulent de la même manière.

Entre deux matchs, une dizaine d'hommes pénètrent dans l'arène. Chacun porte un coq et part à la recherche de l'adversaire idéal.

Toute cette phase se déroule le plus discrètement possible, à mi-voix calmement et indirectement.

Une fois les deux prochains adversaires déterminés, on attache à chaque coq son éperon (tadji).

Leur longueur peut varier de dix à douze centimètres.

Leur fixation requiert un savoir faire particulier, et chaque village ne compte que cinq à six "éperonniers".

L'homme qui attache les éperons est également celui qui les fournit, et si le coq qu'il équipe est vainqueur, le propriétaire lui donne la patte de l'éperon du vaincu.

Les éperons = tradition. Ils ne sont aiguisés que les nuits de pleine lune, ou au moment des éclipses.

Ils doivent aussi être dérobés aux regards des femmes.

Les deux coqs armés, on les met face à face au milieu de l'arène.

Les deux hommes qui les manipulent (pengangkeb) ne sont pas forcément les propriétaires.

Une noix de coco sert à évaluer le temps du combat ... .

Si les animaux ne se sont pas affrontés dans un premier temps, on les reprend en main. Ce "coaching" comprend des stimulations variées, on fait gonfler leurs plumes, on étire leurs ailes, on les insulte. Puis on les remet au milieu de l'arène et le processus recommence.

S'ils refusent toujours de se battre, on a recourt à une cage en osier dans laquelle on place les deux protagonistes, et d'habitude ils engagent alors la bataille.

Lorsqu'un coup décisif semble avoir été porté par un des coqs, son manipulateur le saisit aussitôt pour lui éviter un coup en retour.
 

Par trois fois on met la noix de coco dans le seau, après quoi on remet les coqs sur pattes. Il faut que celui qui a donné le coup puisse tenir debout.

Auparavant, le manipulateur du coq blessé a frénétiquement travaillé sa bête.

En effet, la règle est limpide: si un coq peut marcher, il peut combattre, et donc tuer.

L'important est de savoir lequel va mourir en premier.
 

Toutes ces règles et la prodigieuse minutie qui les accompagne sont écrites sur des feuilles de palmier (lontal), manuscrits transmis de génération en génération, éléments de la tradition générale des villages, tant juridique que culturelle.

Lors d'un combat, l'arbitre - l'homme à la noix de coco (saja kommong, djuru kembar) - est chargé de faire appliquer ces règlements, et son autorité est absolue et incontestée.

Seuls remplissent ces fonctions, des citoyens extrêmement solides et dignes de confiance mais aussi, vu la complexité du code, supérieurement instruits.

Ils sont en fait à la fois juges, rois, prêtres et agents de police.

Sous sa direction, la fureur du combat reste dans des limites civiques et légales.

Deux sortes de paris ont cours durant le combat de coqs.

 

Hébergeur d'images

 

* Le premier, le pari particulier (toh kentengah) correspond à l'axe central formé par les deux principaux adversaires.

Les membres de la coalition et l'arbitre l'arrangent avec calme et réflexion. Il est officiel et enserré lui aussi, dans tout un réseau de règles.

Les parieurs sont les deux propriétaires, l'arbitre y joue le rôle de surveillant et de témoin publique.
 

* Le deuxième correspond à la nuée de paris faits par les spectateurs autour de l'arène (toh kesasi).

C'est un pari en petit, individuel, qui s'engage d'homme à homme.

Les excités du pourtour le crient sur un coup de tête, c'est une offre publique avec accueil public.

Le donneur, qui sollicite le pari, signalera l'importance de sa mise en tenant un certain nombre de doigts écartés devant son visage, et en les agitant vigoureusement.

 

Si le preneur, qui est sollicité, fait une réponse assortie, le pari est tenu.

Sinon, les regards se quittent et reprennent la recherche.

 

Au moment où les manipulateurs vont lâcher les coqs, la clameur prend une ampleur presque frénétique: ceux qui n'ont pas encore parié cherchent désespérément un partenaire de dernière minute, pour une mise acceptable.

Ce sont ces clameurs qui m'avaient intriguée à Lovina !

Puis c'est le calme soudain au moment où le combat s'engage,de quinze secondes à cinq minutes.  Aussitôt après, toutes les mises  des paris sont payées.

Psychologiquement, les hommes s'identifient profondément à leurs coqs. Il est clair que le coq est un symbole masculin très fort.

Le combat de coq est aussi une des seules activités publiques strictement masculine, où la femme n'a pas sa place.

L'intimité des coqs et des hommes est réelle, les Balinais consacrant un temps infini à toucher, caresser, nourrir, comparer leurs protégés. C'est là, l'expression de ce que les Balinais considèrent comme le renversement de l'humaine condition : l'animalité.

Les Balinais n'aiment pas tout comportement pouvant rappeler l'animal ( Dans le passé, la bestialité était  punie par la mort par noyade! ).

Bref, à l'exception des coqs, les Balinais ont les animaux en aversion.

Et le combat de coqs est à voir ,en premier lieu ,comme un sacrifice sanglant offert aux démons pour apaiser leur appétit.

On ne peut organiser une grande fête au temple sans avoir monté un combat.

Il se joue beaucoup plus qu'un simple gain d'argent. C'est l'estime, l'honneur, la dignité, le respect, en un mot la position sociale qui est en jeu.

Et c'est justement parce que l'argent est très important dans cette société que plus on en risque, plus on risque beaucoup d'autres choses (amour-propre, sang-froid, fierté masculine).

Pour le véritable homme de coq, les citoyens solides, pivots de la vie locale (en fait ceux qui livrent les grands combats), ce qui se passe dans l'arène est plus une affaire d'honneur qu'une affaire d'argent parié au hasard.

Et le prestige, qui pour un instant se joue ici, la nécessité de l'affirmer, de le défendre et d'en jouir est une des principale force motrice de cette société. En conséquence, le système des paris est très codifié symboliquement.

 

Dans la pratique, un homme ne parie jamais contre un coq dont le possesseur est membre de sa parenté.

 

La grande majorité des parieurs qui s'excitent en criant des mises sont en train d' exprimer leur fidélité à un parent.
 
 Ces matches ont pour effet de ressouder le village, dont les différentes factions se seraient volontiers opposées en cas de confrontation interne.
Au niveau individuel, les gens qui sont en relation d'hostilité officielle et déclarée (puik) miseront très gros l'un contre l'autre.
 
C'est une attaque directe et ouverte contre la virilité de l'adversaire, contre une assise profonde de son prestige.
 
Il existe, dans le même ordre d'idée, un mot particulier pour désigner le pari à contre-courant, qu'on peut traduire par "pardonnez-moi" (mpura).
 
 En cas de combat vraiment épineux, où votre choix doit forcément se faire au détriment de quelqu'un que vous êtes tenu de soutenir, allez donc boire un café
 

En résumé, plus un match est …

- Une affaire entre position sociale sensiblement égales ou entre ennemis personnels


- Une affaire entre personnes dont la position sociale est élevée


… plus le match est sérieux.


Plus le match est sérieux…


- Plus forte sera l’identification du coq et de l’homme.


- Plus les coqs seront de qualité et bien assortis.


- Plus vive sera l’émotion provoquée.


- Plus élevée sera la mise des paris au centre comme à l’extérieur.


- Moins il sera question de voir le jeu d’argent sous l’angle économique, plus ce sera une affaire de “position”, et plus les joueurs seront des citoyens solides et respectés.

Le combat de coqs n'a pas pour fonction d'apaiser ou d'attiser les tensions sociales. Mais il permet de les afficher à la vue de tous.

Ce dont le combat de coqs nous parle, c'est de relations sociales entre différents rangs sociaux.

 


Publié à 10:10, le 20/09/2010, dans Bali, Desa Banyuatis
Mots clefs : CoqsspectaclesSportMunduk
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Atres Villa et découverte des environs

 

 Aujourd'hui nous partons de Lovina


6 h35 réveil : Tai Chi et etirements sur la terrasse !


Visite au chantier du mur du temple : Nous avons commencé hier à les regarder travailler. Ils sont 3 et semblent partis pour rénover tout le mur autour du temple. C'est passionnant de les voir travailler.

Je vais essayer d'en savoir plus sur cet art. ... Qui semble entre la sculpture, la maçonnerie et la construction des chateaux de sable !!!


  Une petite balade du côté du temple et de la mer avant d'aller faire les valises !

Notre chauffeur est là, à 11 h 30 et c'est bigrement agréable de ne pas avoir à s'occuper de quoi que ce soit !
– Taxi : Le prix annoncé était bien celui qui a été demandé à l'arrivée. Le chauffeur est indépendant par rapport à Atres Villa.


Atres Villa :

La propriété est superbe ! Il y a maintenant une piscine qui semble toute neuve ;
Nous sommes dans une chambre immense : Plus d'une vingtaine de m2 avec des porte- fenêtres et des fenêtres sur 2 côtés, une terrasse qui donnent sur les autres « pavillons » et la rizière au milieu ! Superbe !

J'ai l'impression que la rizière est d'environ 200 m sur 100.

 

 

  • –Nous retrouvons 7 personnes déjà installées : Thérèse et Robert, Michelle, Paul, x et 2 jeunes femmes arrivées hier.
  • – Déjeuner tous ensemble : On peut apprendre à cuisiner ensemble !
  • – Ils sont partis aux sources d'eau chaude : Nous nous installons !


Nous avons flané entre la terrasse et la chambre. : Quand nous avons voulu partir randonner, il s'est mis à pleuvoir à verse !!

Du coup, cela nous a coupé les « pattes »... Après un deuxième essai, nous avons fini   par partir vers 16 h.
En route ! Le chemin qui fut goudronné descend à gauche ! jusqu'à Banyuatis, à travers les rizières.


Il y avait combats de coqs, où j'ai retrouvé un public uniquement masculin....

Très gamins... Pas mal d'entre eux étaient ravis de se faire prendre en photo, soit avec leur coq, soit sans !

 



Retour sous la pluie et  douche .... C'est sympa l'eau chaude ici !... Diner à 20 h et leçon de français et d'indonésien ensuite.


Publié à 10:06, le 20/09/2010, dans Bali, Desa Banyuatis
Mots clefs : CoqsGustiMunduk
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Des poissons, des dauphins et des coqs, vus par Chouchou

 

Arrivés à l'hôtel( Suma - "Lovina" )(de luxe, avec piscine !), le réceptionniste nous a bien vendu le snorkeling. J'ai  un peu tordu le nez devant le prix demandé mais finalement j'ai décidé d'y participer !

Départ prévu à 8 h du matin et nous avons vu arriver un bus pourri sans climatisation, pour aller récupérer le matériel et se rendre à l'embarcadère de départ.

Réflexion in peto : Si tout est à l'avenant, boujour Tristesse !

Hébergeur d'imagesHeureusement, il n'en a rien été. Nous avons « pataugé » à partir de l' île Menjangan, situé dans le parc national de l'ouest de Bali.

Et c'est le cas de le dire, c'est la promenade bateau : Tous les touristes se retrouvent au même endroit.

Mais il est vrai que

Hébergeur d'imagescela vaut vraiment le déplacement ! 

 

Il y a un récif de corail avant que le fond ne plonge plus bas à quelques mêtres, ce qui donne un relief sous marin intéressant et varié.        Hébergeur d'images

Bien entendu plein de poissons, on était venu pour cela, des étoiles de mer (bleues), des coraux et de la végétation sous marine.       

 

Ici, il est interdit de nourrir les poissons, ce qui fait que contrairement à Padangba, on a moins l'impression de nager dans un aquarium, mais la variété du fond compense largement.

Nous avons eu le droit à 2 sessions d'une heure à 2 endroits différents, entrecoupé d'un repas pris sur le bateau ; Repas que j'ai arrosé au coca cola !!! (2 !!!) mais si, mais si ! Hébergeur d'images

En plus, le groupe avec lequel nous étions, était francophone et sympathique. Bounette a récupéré quelques adresses email supplémentaires pour un échange de photos sous-marine !

 

Retour à l'hôtel, toujours dans notre bus pourri, Hébergeur d'imagesdont les portes et les fenêtres laissaient passer l'eau.... Car il s'est mis à pleuvoir à verse !

 

Je ne sais pas si c'est les 2 heures de barbotage, mais j'étais « flagada » ! Ce qui fait que si la nuit est à nous, elle ne fut pas très folle.

En discutant avec nos compagnons d'aventure, nous avons appris que pour moins cher que nous, ils avaient eu droit à « la visite gratuite des dauphins » ! Donc, je vais voir notre charmant vendeur et lui demande de bénéficier de la même chose. Oh surprise, je m'attendais à une discussion soutenue et il a accepté tout de suite !

 

  Hébergeur d'images  Le lendemain matin, à 5 h 30, nous voilà debout pour aller « chasser le Flipper » (pas le billard, le mammifères) et effectivement, nous en avons vu beaucoup, pas toujours très bien, mais je suis content de l'avoir fait. Hébergeur d'images

 Hébergeur d'images

Après cela petit déjeuner et musardage au bord de la piscine.... Faut bien amortir le forfait hôtelier, non mais !

Le reste de l'après midi s'est passé à faire la sieste....

Nous avions décidé de mettre 2 jours de repos au planning.

Cet après midi, il y avait « Combats de coqs »....Hébergeur d'images

 

Cela change de la course de chameaux !

Les clameurs sont nettement plus importantes pour les coqs que pour les chameaux.

Les clameurs m'ayant intriguées, je suis allé faire un tour : Je n'ai pas tout compris, mais le principe reste basé sur le pari sur le vainqueur. Par rapport au pays, j'ai vu de grosses sommes d'argent circulées (250 000 Rp par ex). (Revenu moyen 500 000)

Le combat ne dure que 2 ou 3 minutes et je ne sais pas sur quelle base est déclarée le vainquer. Par contre, les coqs ont des ergots en fer, tranchant comme des rasoirs (et on m'a déconseillé d'y mettre les doigts) ; J'en ai vu 1 ou 2 trop amochés pour continuer leur vie de coq de  combat et qui ont fini sur le champ débité sur place.... Je suppose que ce soir, il y aura du coq au menu !

Finalement, les clameurs ne sont pas pour encourager les poulains des parieurs, mais au moment des paris eux-mêmes (Ambiance rocker.. de Wall Street !) version asiatique. Hébergeur d'images

Au moins 2 personnes avaient des pochettes contenant plusieurs formes d'ergots et en choisissaitent un qu'ils attachaient à la patte du coq....Un seul ergot par coq !

 

A certaines occasions, les coqs étaient mis sous la cloche de vannerie et continuaient le « combat » pendant 1 mn, ensuite on désignait le vaiqueur !

Ambiance kermesse asiatique garantie ( avec échoppes pour boire et manger et parking géant pour mobylettes)

Ces combats ont lieu entre midi et 16 h depuis 3 jours, il semble que ce soit à l'occasion d'une cérémonie !

 

Fin de mes aventures animalières pour le moment

Tchao à tout, à bientôt

 


Publié à 19:46, le 19/09/2010, dans Bali, Lovina Beach
Mots clefs : Coqsbateauxjeuxdauphins
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Un an d'eau pour un enfant

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