2010 - 2013 Qatar, Bali, Malaisie, Bahrain, Oman, Australie......Nouvelle Zelande, Vietnam, Chine,

Lever de soleil sur le lac Batur et crémation à Sayan

 

La soirée d'hier s'est terminée par le spectacle de « Kesak » : La musique est lancinante, elle mène quelquefois à la transe et  l'histoire est prise dans celle de« Ramayana ».

Du coup, nuit a été très très courte ! Le réveil a bien sonné à 2h 30.

Nous avons retrouvé notre guide près du lac vers 4h. Une heure de montée sur le volcan Batur ( 1717 m, encore en activité, dernière éruption en 1926)

Certaines roches sont chaudes et il y a des écharpes de fumée qui sortent de la paroi, à certains endroits. C'est assez étonnant, lorsqu'on monte dans la fraicheur de la nuit de sentir des courants d'air très chauds ou de s'appuyer à une roche chaude.

Nous sommes arrivés dans un genre de « refuge » où nous avons acheté un thé chaud, sucré lait "nestlé" ! J'avais emmené ma chemise à manches longues mais rien de plus et il ne  fait pas  chaud du tout...!. J'aurais dû emmener ma polaire ou au moins une écharpe !
 

Le forfait « transport + guide » est un peu onéreux mais il est impossible de monter sans guide.

Comme ce n'est plus la "haute saison", tous les guides ne travaillent pas quotidiennement . Du coup, il y en a qui montent pour nous proposer avec pas mal d'insistance, des boissons... Coca, soda...

Je rapprocherais ce système de celui de Siem Reap lorsqu'en 2001, nous n'avions pas pu visiter les temples sans avoir 2 motos dob et leurs chauffeurs. Notre venue implique de  donner du travail aux Balinais

Le spectacle était très beau : Nous avons eu la chance qu'il n'y ait pas de nuages ! Se lever si tôt et s'apercevoir en haut que le soleil se lèvera dans les nuages, ce doit être très frustrant...!

Nous avons donc, eu une autre vue sur le lac où nous étions hier.

En ce qui concerne, les prix des 2 activités,


- VTT : Taxi entre Ubud et le lac Batur (Kedisan), l'encadrement, le prêt de matériel, les divers collations et le repas qui nous a été servi à la fin.

- La randonnée pour voir le lever du soleil : le taxi ( à peu près le même endroit qu'hier) et le guide. Aujourd'hui, c'est pour ainsi dire du simple au double.


Un mot sur l'aspect financier de nos activités "sportives" : Nous avons eu un tort : Nous ne sommes pas allés voir plusieurs "Tours operators" à Ubud, organisant ces activités. (Randonnée VTT et lever de soleil).


Au final, le prix de  la sortie VTT était tout à fait correct, par contre nous avons payé le double pour le lever de soleil, en passant par Made et Bali Asli Lodge, soit 110 €.

Nous avons voulu nous simplifier la vie.... Mais cela nous a coûté très cher..

Nous avions compris que le prix était pour 2 , on nous l'annonce par personne dans la voiture, à 3 h du matin... Nous n'avons pas  eu la présence d'esprit de refuser de partir en voiture  !

Je conseille donc de jeter un coup d'oeil dans les différentes boutiques de "tours operators" avant de passer par Made et Bali Asli Lodge pour toutes les activités annexes au logement . (Nous l'avons fait à postériori... Cela nous servira de leçon)

10 h 30, En rentrant juste le temps de prendre un  repas (délicieux)... après ce début de journée active ..! préparé par Madé, riz, soupe et tofu à la tomate.

Et nous revoilà repartis en taxi, pour une crémation d'un membre de la famille royal d'Ubud à 6 km du centre d'Ubud, à Sayan.

Étonnant, surprenant, très intéressant, émouvant par moments.

Les Balinais ont emprunté à l’Hindouisme la crémation.

 Il y a des différences… L’eau est beaucoup utilisée et sert à la purification…

Hébergeur d'images

Le feu libère l’âme en détruisant l’enveloppe charnelle qui l’emprisonne . Des officiants aspergent l‘assemblée sur tout le parcours. Les cendres seront jetées dans l’eau (mer ou rivière).

La crémation est très chère et de fait, souvent collective. Entre temps, le mort est enterré.

Payer la crémation de ses parents, est un devoir essentiel pour les enfants.

Aujourd'hui,le cercueil dans lequel sera brûlé le corps, est un taureau.

A Bali, il prend toujours la forme d’un animal et varie selon la caste du défunt.

La caste des brahmanes = Le cercueil aura la forme d’un taureau.

Satria (un dirigeant) = il se retrouve dans un lion.

Enfin, s’il s’agit d’un sudra (un sujet /dirigeant), il est incinéré dans un poisson éléphant.

 

 

Nous retrouvons la statue du boeuf et la tour qui va contenir la dépouille, dans un temple, au milieu du village. La famille et les amis sont réunis. Ils ont déjeuné ensemble, des tentes sont installées au milieu du temple.

La dépouille est portée par plusieurs hommes, avec une procession de femmes et d'hommes portant divers objets qui vont l'accompagner dans la crémation.

La préparation

Le départ

 

La tour sert au transport, le boeuf va être lui aussi transporter, jusqu'au lieu de crémation, extérieur au village.

.

L'arrivée sur le lieu de la crémation et l'installation dans la statue du boeuf qui va servir de combustible...mais qui  ne suffira pas : Il y a 2 arrivées de gaz alimentées par des bonbonnes.


Crémation à Bali - diaporama pps

Retour en taxi à la terrasse du « Nomad » : C'est notre repère.... Nous prenons souvent un Café pour utiliser le Wifi ... Mais bien entendu, nous prenons aussi à l'occasion une  bière "Bintang"

 

Petite bière Bintang 19.000 IdR 1,5 €
Thé à la mangue 17.000 1,4 €

Pour dîner, nous voulions manger  la spécialité d'Ubud le « Baby Guli* » « porcelet » à la broche..... Et nous nous sommes aperçu que les 2 restaurants qui le proposaient étaient fermés... Quelle désillusion ...!! Cela semble ouvert uniquement  pour le déjeuner ! Nous étions assez nombreux à nous casser le nez sur la porte du restaurant fermé !

Ce sera pour demain !!!

* Porcelet, porcelet .... Le poids du porcelet est assez conséquent !

Demain a lieu une cérémonie religieuse à côté de chez Made et Ketu et nous irons. A part, ça, ce sera une journée calme !

 

 

Et si nous parlions de  Bali et de la religion

Dans leur vie quotidienne, les Balinais sont régis par le principe du Panca Yadnya.

Il s'agit de cinq rituels qui concernent successivement les dieux, les éléments de la nature, l'homme, les morts et les religieux...

L'hindouïsme balinais, l'Agama Tirtal, contient plusieurs rituels qui ne sont effectués qu'ici.

Au sein de l'un des grand pays musulmans du monde, Bali est pourtant le coeur de la religion hindouiste en Indonésie.

On y pratique l'Agama Tirtal, littéralement "la science de l'eau bénite", une variante plus animiste que l'hindouisme indien. Les Balinais croient à des dieux multiples, à la réincarnation et aux esprits

 

Offrande chaque matin sur le robinet

 

Le calendrier hindou balinais est l'un des plus chargés en fêtes et l'île compte plus de 3 000 temples ou Pura, terme sanskrit qui signifie "espace entouré d'un mur"

De l'hindouisme sont nées les plus belles expressions artistiques de l'île : chaque rituel sacré (Yadnya) est suivi de spectacles où se mêlent des manifestations artistiques comme les danses, la musique, les expositions de peintures ou les chants

Tous ces rituels sacrés de la vie quotidienne aident les Balinais à atteindre la plénitude et le bonheur spirituel, l'harmonie et la paix. Ils ont tous pour objectif de conserver intact l'équilibre du cosmos. Pour chaque acte agricole (semis, irrigation, labour) dans les rizières, les Balinais consultent les astres.

 

 Cérémonies

Pour toutes les cérémonies, on accroche un morceau d’étoffe blanche à l’autel au Soleil et pour quelques-unes un « lamak » tressage en bandes étroites de palmes, fraîches et  sèches tissés dans les dessins les plus variés.

La dimension des « lamak » indique s’il s’agit de grandes, moyennes ou petites cérémonies.

Mariage

Le « pedanda » revêt ses vêtements sacerdotaux et commencent à prier pendant que les « penganten » (mariés) passent dans la cour arrière de la maison pour  être purifiés par la mère du marié qui présente ensuite les époux aux ancêtres, devant l’autel de la lignée.

Pour la célébration, il y avait de nombreuses offrandes par terre, c’est à dire pour les démons.

Offrandes sur l’autel,et plateaux surélevées sont pour les divinités.

Enterrement

Les voisins et la famille apportent quelques cadeaux de condoléances, en particulier un cochon de lait et un métrage de tissu blanc.

Les femmes tressent des offrandes, pendant ce temps les hommes construisent un genre de palanquin pour emmener le mort jusqu’à sa demeure temporaire avant la crémation.

Le djoli : C’est une espèce de « palanquin » en bambou. Les montants sont entourés en papier ou en tissu blanc.

La fosse a été creusé par des amis et des voisins. Le corps sera déposé à même la terre. Et la terre sera pelletée directement sur le corps.

Le djoli est laissé sur place.

A priori, le mort reste enterré au moins un mois avant la crémation, sauf les pedanda, pemangku ou sungguhu (prêtre et prêtresse) qui ne peuvent pas être enterrés.

Si la famille n’est pas assez riche pour une crémation immédiate, le village prend le relais !

Dès que la famille a réuni les fonds nécessaires, le village tout entier prépare le sarcophage et la tour, qui bruleront avec le corps.

La tour (ou bade), symbole du cosmos, repose sur une tortue qu'enlace un naja. La base représente la montagne du monde et le toit la montagne du ciel, le mort se trouve ainsi placé entre ciel et terre.

Cette tour de bambou, couverte de tissu, d’étoffes, de papiers colorés et de morceaux de miroir indique, par sa richesse et par le nombre de ses toits, l'importance du défunt (les castes inférieures n’ont droit qu’à un seul toit).

La date de la crémation est choisie par les astrologues, puis fixée par le prêtre (ou pédanda).

Le corps est ramené du cimetière et déposé à l'intérieur de la cour de la maison familiale où s'amoncellent les offrandes.

On dispose dans le cercueil des mets et des objets qui le préserveront des mauvais esprits. Le défunt est couvert de pétales de fleurs, de riz, de parfums.

Le prêtre récite de longues prières dans un profond recueillement. Puis, quelques dizaines d'hommes arrivent au son du gamelan (instrument à percussion), saisissent le cercueil et le hissent en haut de la tour de bambou pour transférer le corps sur le lieu de la crémation.

Le cortège funèbre, suivi d'une longue procession de femmes porteuses d'offrandes, rassemble tout le village.

Les porteurs font tourner la tour à plusieurs reprises pendant le trajet pour que l’esprit du mort perde le chemin du retour et ne retrouve le village.

Sur le lieu de la crémation, le prêtre récite les formules sacrées et arrose une dernière fois la dépouille qui quitte la tour pour le sarcophage.

Le sarcophage prend toujours la forme d'un animal, selon la castec’est un taureau (Brahmanes), un lion ailé ou un poisson-éléphant.

Les parents et les amis jettent de l'argent pour payer la rançon destinée au Dieu de la mort.

Le prêtre récite les ultimes prières, on met ensuite le feu au sarcophage et à la tour.

 

 

    


Publié à 03:25, le 2/09/2010, dans Bali, Ubud
Mots clefs : Rituels BalinaisBabi Gulicrémationlever de soleil
.. Lien


Un an d'eau pour un enfant

Qui suis-je ?

Accueil
Qui suis-je ?
Mon itinéraire
Livre d'or
Archives
Amis
Album photos

Mes albums

La carte des lieux visités



Rubriques

Australie
Bahrain
Bali
Carnets de route
Chine
Chouchou
Geographie
Malaisie
Oman
Preparation Voyage 2011 2012
Preparations
Qatar
:

Sites favoris

2009 - 3 mois en Asie
A vélo - Chariotte et Cariolette
Flore
Photo
Misha
Myriam et Luc
Météo
Voyage Lauren
La Corée du Sud
Epices
2011 -Voyage Océanie Asie
Fin 2013 en Asie
Aquarelle - Jean Chevallier
2016 - Israël et voyages suivants

Amis

papyjp
misha
manue
clementblain
myriametluc
cathencorse

Newsletter

Saisissez votre adresse email


Click for Melbourne, Victoria Forecast